Drôle d'oiseau

Publié le par daniel salmon

Belle photo d'amateur. Format 13 X 18. Circa 1950. Sous pochette cellophane et chemise cartonnée.


Je fais la pouf sur mon pouf. Absorbée par mon canard en bois je n'ai pas le loisir de sourire au photographe. J'ai la banane, une robe tricotée et des chaussons en cuir.


Le bois est un des premiers matériaux utilisés pour fabriquer des jouets. Pendant la grande guerre de nombreux ateliers de jouets en bois sont créés pour occuper les mutilés. A la période de l'art déco ils ( les jouets en bois pas les mutilés) connaissent un grand développement. Des illustrateurs renommés ( Job, Hellé, Caran d'ache, Benjamin Rabier, Saint Ogan...) autorisent la reproduction de leur héros. Ici en l'occurrence il s'agit d'un canard banal, anonyme.


Le fonctionnement du jouet est simple, à la portée de tous, et bien loin de tous ces sales gadgets électroniques qui mettent des ondes dans nos chères têtes blondes. L'animal ( le canard pas l'enfant) est muni de roulettes et d'une ficelle de longueur variable selon l'âge. L'enfant le tire au gré de sa fantaisie. En cas de panne il peut aussi le pousser mais c'est plus rare.*


Quant à moi je me suis passionnée par les oiseaux. Rien de ce qui touche au Capito de Boursier, au tanisiptère de Riedel, au ptinilope ou au Couroucou méridional ne m'est étranger. Petit à petit l'oiseau fait son nid. Je deviens ornithologue au Muséum, puis j'ouvre une oisellerie quai de la mégisserie. Ce qui ne m'empêche pas d'avoir une vie privée bien remplie. Après tout un oiseau dans la main vaut mieux que deux dans la haie !

 

Lucienne


* Sauf à fatiguer mes lecteurs il ne me semble pas utile de s'appesantir davantage.
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Publié dans premiersjouets

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