L'apothicaire

Format cabinet. Achille Allévy à Paris. Année 1900. Photographie de l’enseignement( sic) Ne suis-je pas la plus jolie fermière du monde à pousser ma charrette en bois ? Aucun homme ne peut résister à mon petit air timide. Mes yeux vert bouteille les rendent fous, les uns après les autres. Je suis plutôt d’un tempérament réservé. Mes parents décident pour moi : je fais des études de pharmacie. Tenir une officine en Haute - Loire tel sera donc mon destin… Mais au fond je suis une rebelle. Avec de l’eau distillée et de l’amidon, je prépare des placebos. Surprise ! j’obtiens des guérisons extraordinaires. Mes panacées soignent l’angine, la phtisie, la bronchite, le mal d’amour, le surendettement et le sarkosysme. Du monde entier on me réclame onguents, cataplasmes, cautères, lavements, élixirs, gouttes, liniments, vésicatoires et sinapismes. Je passe même à la télé régionale. Que demander de plus à la vie ? Marie